Cameroun/Crise anglophone: au moins Six morts dans une attaque à Babadjou, Région de l’Ouest

par Theophile Socgnia
Péage de Matazem

L’attaque a eu lieu dans la matinée du vendredi 8 janvier 2021 dans la localité de Matazem. Matazem, est un lieu frontalier entre la région du Nord-Ouest et la ville de Babadjou, département de Bamboutos, région de l’Ouest Cameroun.

Elle a été confirmée par des autorités locales. « Un groupe d’assaillants sécessionnistes a attaqué, tôt dans la matinée de vendredi, le poste de contrôle mixte de Babadjou situé à la frontière entre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest. Deux gendarmes, un officier de police et deux civils qui se trouvaient à ce poste de contrôle, ont été tué par balles », a indiqué Awa Fonka,le gouverneur de la région de l’Ouest.

« Deux gendarmes, un officier de police et deux civils qui se trouvaient à ce poste de contrôle, ont été tué par balles », a-t-il précisé.

Péage de Matazem

D’après le gouverneur, il n’y a pas eu d’affrontements entre les miliciens du mouvement séparatiste anglophone et les éléments des forces de sécurité car ces derniers ont été pris par surprise par les sécessionnistes.

Les défunts sont trois gendarmes, un policier et deux civiles. Arrivés au nombre de 40 environs, les assaillants ont ouvert le feu sur le poste de contrôle mixte de Matazem à la sortie de Bamenda juste à la frontière avec la région de l’Ouest.  Les auteurs seraient des séparatistes.

En moins de trois jours, ce sont sept éléments de l’armée camerounaise qui ont été tués dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, dans des attaques attribuées par le Gouvernement aux séparatistes anglophones.

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Signalons que ce nouveau drame intervient après celui de mercredi 6 janvier 2020, où des séparatistes ont attaqué le convoi du préfet de la Momo, tuant sur le champ quatre militaires et une journaliste d’expression anglaise, par ailleurs déléguée départementale de la communication pour la Momo. selon le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

Depuis novembre 2016, la population anglophone du Cameroun qui représente environ 20% de la population camerounaise, proteste contre sa marginalisation, certains exigeant le fédéralisme, d’autres la sécession. Yaoundé rejette ces deux options et propose la décentralisation.

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