Paul Biya octroie 5 millions de FCFA à chacune des familles affectées par le massacre de Ngarbuh

par Theophile Socgnia

Ce geste du chef de l’Etat Paul Biya doit servir à la reconstruction des logements détruits des 22 familles victimes concernées du drame de Ngarbuh.

5 millions de FCFA, c’est la somme dont a droit chacune des 22 familles affligées par le massacre de leurs proches le 14 février 2020 à Ngarbuh, département du Donga Mantung, une localité de la région du Nord-Ouest.

L’argent mis à leur disposition par Paul Biya le président de la République a été remis par le gouverneur de la région du Nord-ouest, Adolphe Lele Lafrique le 3 février 2021.

Avant la remise de l’enveloppe et le package du chef de l’Etat et son épouse aux bénéficiaires, le gouverneur du Nord-Ouest Adolphe Lele Lafrique a observé une minute de silence en la mémoire des disparus.

Le gouverneur Adolphe Lele Lafrique a confié aux familles des victimes que le chef de l’Etat prête une oreille attentive à leurs préoccupations. Notamment, en ce qui concerne leur sécurité. « Les instructions du chef de l’Etat vont se poursuivre et se renforcer pour que nous ayons plus de sécurité dans la région du Nord-Ouest» a-t-il indiqué.

En plus de cette somme d’argent, les familles victimes du drame ont eu des denrées alimentaires comme le riz et la farine. Il y avait aussi les produits de première nécessité à l’instar du savon. Présentant cette information au journal parlé de 13 heures du 4 février 2021, le Poste national de la Crtv a précisé qu’il s’agit d’une indemnisation du Chef de l’Etat.

Pour mémoire, A l’issue de la tragédie survenue à Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest le 14 février 2020, L’armée avait initialement parlé d’un « malheureux accident », avant que Yaoundé n’admette mi-avril que dix enfants et trois femmes avaient été tués le 14 février par des militaires épaulés par une milice de l’ethnie peule dans le quartier de Ngarbuh du village de Ntumbaw, dans la région du Nord-Ouest. 

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Après l’enquête prescrite par le Président de la République, les militaires (sergent Baba Guida, le gendarme Sanding Sanding Cyrille et le soldat de 1ère classe Haranga) avaient été accusés de meurtres, incendie criminel, destruction, violence contre une femme enceinte et de violation de consignes. Ces trois éléments de l’Armée qui méditent actuellement leur sort entre les mains la Justice.

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